Archives pour l'étiquette Neige

Beauté de Brrrrrrrlin : Plaisir inéglaglable

Amis Berlinois, vous avez un peu froid ? Sans doute un peu moins maintenant, certes, mais quand même, juste pour me faire plaisir on va faire semblant de croire que c’est encore la Sibérie dehors… Bref, voici sans plus attendre une vingtaine de bonnes raisons de surkiffer l’hiver à Berlin. Si après ça vous n’êtes pas convertis aux vertus de l’âge de glace, je ne peux rien pour vous…

Lever de soleil sur la Spree entre les quartiers berlinois de Friedrichshain et Kreuzberg, en janvier 2012

0°C –– Parce que ces nuits qui n’en finissent plus, ces journées ridiculement courtes où il fait un temps à ne pas mettre un Martiniquais dehors, c’est l’excuse parfaite pour faire ma loque tout le weekend durant. Pourquoi diable franchirais-je le seuil de mon appartement douillet ? Pour avoir le loisir d’admirer la riche palette de gris dans le ciel ? Pour écouter le concert de toux et d’éternuements et attraper la Schweinegrippe (la Grippe A en teuton) à mon tour ? Pour déraper sur les trottoirs ? Pour bousiller mes semelles sur ces ridicules gravillons anti-glisse ? L’hiver, c’est le moment où je me fais volontiers casanier et profite à fond de mon petit chez-moi. Continuer la lecture de Beauté de Brrrrrrrlin : Plaisir inéglaglable

Berlin brûle-t-il ?

Frohes neues Jahr ! Bienvenue en 2013. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas cette expérience, voici à quoi ressemble Silvester, le réveillon de la Saint-Sylvestre made in Germany. C’est très simple et ça se résume en quelques mots : alcool et feux d’artifice. Ah, nos amis les Teutons sont parfois d’une émouvante simplicité. Ainsi, là où les Romains se contentaient de panem et circenses, pour les Allemands le must c’est böllern und trinken.

Laissons de côté la boisson : ce n’est un scoop pour personne que les Allemands aiment boire de grandes quantités de bière, et pour les jours de fête tels que le réveillon, du Rotkäppchen (« Petit Chaperon Rouge »), cette marque de « Sekt », des vins mousseux généralement bon marché, connue de tous ici et que certains ont l’insolence de comparer à du champagne, une telle remarque en présence de Français, incrédules et consternés, étant généralement le prélude à une discussion enflammée qui dégénère inévitablement en échange d’invectives, d’épithètes monosyllabiques et d’accusations graves sur les actions des aïeuls des uns et des autres entre 1933 et 1945. Le point Godwin est alors vite atteint et des amitiés sont sur le point d’être détruites à jamais, mais plutôt que d’en venir aux mains, l’on se rabiboche cahin-caha, les coupes de Sekt aidant, avant de la jouer de Gaulle / Adenauer puis enfin Mitterrand et Kohl à Verdun, reconstituant ainsi en accéléré des décennies de relations franco-allemandes en l’espace de dix minutes. Passons donc. Continuer la lecture de Berlin brûle-t-il ?