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Voilà l’Écosse qui se casse (ou pas)

J-1 avant le référendum d’indépendance en Écosse. S’en ira, ou s’en ira pas ? Le suspense est à son comble. Dans la matinée du vendredi 19 septembre, on saura enfin si le pays de Braveheart va mettre fin à son union avec l’Angleterre, son voisin du sud et ancien ennemi, auquel il s’est rattaché à contrecœur il y a 307 ans. Le mariage de raison entre les deux nations a certes fêté cinq fois ses noces de diamant, mais il pourrait bien se terminer par un retentissant divorce, malgré tout.

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Je n’ai pas vraiment d’attaches personnelles avec l’Écosse, un pays que j’ai seulement découvert lors d’un séjour tout ce qu’il y a de plus touristique il y a quelques années, où j’ai sacrifié à la croisière sur les eaux noires du Loch Ness et visité tous les attrape-touristes dignes de ce nom au nord du mur d’Hadrien. Pourtant, je me passionne pour la question de cette (de moins en moins) hypothétique indépendance depuis très longtemps. Il faut dire que, bien que les médias non écossais, même (et surtout) les médias anglais, ne semblent avoir découvert l’imminence de ce référendum d’autodétermination qu’il y a un mois ou deux, le vote historique qui aura lieu jeudi est l’aboutissement d’un long processus démocratique qu’on peut résumer ainsi :

En 2007, le Parti national écossais, le SNP d’Alex Salmond, prenait le pouvoir en Écosse. C’était déjà une première, mais les nationalistes ne disposaient pas de la majorité. Lors de la campagne électorale suivante, en 2011, Alex Salmond avait promis que si le SNP obtenait la majorité au Parlement d’Édimbourg, il organiserait un référendum d’indépendance au cours de son mandat de premier ministre, donc avant 2015. « Chiche », ont répondu les électeurs écossais, à qui on ne la fait pas : ils ont réélu le SNP, cette fois avec une confortable majorité. Alex Salmond n’a pas eu d’autre solution que de tenir la promesse phare de son programme électoral… Et voilà comment, de fil en aiguille, on en est arrivé là.

Cet été, je suis allé voir de plus près ce qui se passe. Voici quelques témoignages que j’ai recueillis, à Glasgow, à Édimbourg, à Aberdeen et ailleurs dans le pays.

Elsie, à Aberdeen : « L’indépendance, c’est bon pour les esprits romantiques » Continuer la lecture de Voilà l’Écosse qui se casse (ou pas)

Top 10 de mes souvenirs de Syrie

Votre mission pour ce 10 août, si vous l’acceptez, vaillants Mondoblogueurs, est de rédiger un top 10 sur le sujet de votre choix. Défi relevé, Ziad!

La Syrie m’habite. La Syrie me hante. Depuis mon trop court voyage dans ce pays peu connu aux portes de l’Europe, je n’en suis pas complètement revenu. La beauté stupéfiante de ses cités millénaires, le doux vacarme de ses souks odorants, l’effroyable tintamarre de ses rues où des automobiles de fabrication chinoise ou iranienne se disputent le pavé, la gentillesse de ses habitants, leurs sourires radieux assenés sans gêne aux visiteurs étrangers presque agressés par tant d’amabilité… En ce temps-là, en novembre 2010, le « printemps arabe » n’avait pas commencé, et personne ne l’avait vu venir. Les dictatures arabes apparaissaient au faîte de leur stabilité. C’était une autre époque, où la Syrie coulait des jours heureux, ou son quotidien ne se résumait pas à une litanie de tragédies. Qu’est devenue la Syrie? Qu’est-il advenu de mes amis? Autrefois, tout était différent. Il y avait une vie avant la guerre.

Voici dix images, dix souvenirs d’autrefois, de ce pays martyr qui, je l’espère, saura sauver son âme de cet effroyable conflit qui n’en finit plus.

Un coucher de soleil sur Alep vu depuis la Citadelle
Un coucher de soleil sur Alep vu depuis la Citadelle, en novembre 2010

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Obsession sécuritaire à Ben Gurion International

«Welcome to Israel!», proclame chaleureusement (“shalomeusement”, si vous me passez le jeu de mots) le grand panneau aux couleurs vives à l’attention des passagers tout juste sortis de la passerelle de débarquement.
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«Ben Gurion Airport: Pride of Israel», renchérit solennellement un sobre mais imposant bas-relief couleur ocre, après une interminable enfilade de couloirs et de halls ultra-modernes, aérés, lumineux.
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«Toi, tu vas grave morfler avec la sécurité de l’aéroport de Tel Aviv. Prépare-toi à subir le pire interrogatoire de ta vie.» Continuer la lecture de Obsession sécuritaire à Ben Gurion International